105ème jour : le repos du guerrier

L’apaisement communicatif de mon fils en pleine sieste, les fenêtres ouvertes, le chant des oiseaux qui n’avaient rien de mieux à faire que siffler au soleil en piétinant ma pelouse, il n’en fallait pas plus pour que je m’aperçoive que le printemps était en train de fleurir mon jardin secret.

Cet après-midi j’avais décidé de travailler sur mon projet de création d’entreprise, la finalité de ce présumé suicide social qu’est ma non moins présumée reconversion professionnelle. Il me fallait faire quelques calculs, écrire ce qui pourrait s’apparenter à la biographie de mon entreprise, cibler, comparer, innover. Mais comme je compte vous parler plus précisément de tout cela très bientôt, il me fallait aussi trouver un nom. Une dénomination comme on dit dans le jargon. Je décide donc d’organiser une réunion avec moi-même, un brainstorming introspectif pour me soumettre mes idées. Je m’invite à prendre place sur une chaise, un stylo, mon cahier à spirales et moi. Je jette les premières idées sur la page vierge, j’en fais de même et ainsi de suite. Tout le champ lexical de la pâtisserie y passe, tout comme les jeux de mots niveau école primaire, voire primate. J’ai toujours pensé qu’il n’y avait pas de mauvaises idées dans une séance de brainstorming et par chance je suis d’accord avec moi sur ce point. J’enchaine donc les mauvaises idées, les pires étant peut-être celles visant à me débarrasser définitivement de ces saletés de piafs en train de siffler pendant qu’on bosse. Et soudain, alors que j’allais ordonner à ma chienne de remettre un peu d’ordre dans cette faune impertinente, j’ai eu l’idée. Je dirais même LA idée. Je le tenais, j’en étais certain, c’était lui. Je venais de trouver le nom de l’entreprise dont je rêve, celle pour qui ma reconversion professionnelle prend tout son sens, cette aventure dont je parlerai à Pôle un jour où il m’écoutera. Je savais que mes quelques années passées dans « la comm' » auraient une importance majeure dans la nouvelle vie professionnelle que j’envisage. Comme j’aime avoir raison, je n’ai pas tenté de me contredire.

Concernant ce fameux nom, j’allais oublier de vous dire que je ne vais rien vous dire.

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