110ème jour : colonnes à la une

Ceux qui n’avaient pas encore eu le plaisir immense de dévorer le récit de ma vie d’actif au chômage, soit parce qu’ils n’ont pas internet, soit parce qu’ils n’ont pas idée de ce qu’ils manquent, ont eu le bonheur de me découvrir dans la presse du jour. A condition bien sûr qu’ils habitent dans mon département et qu’ils lisent la presse locale.

C’était la deuxième fois qu’un journaliste s’intéressait à mon cas, ce cas qui n’est pas que le mien, malheureusement pour moi et mon ambition d’être unique. Le premier journaliste, la première très exactement, avait eu cette formule : « j’ai testé pour vous la reconversion  professionnelle ». J’avais trouvé que ça résumait parfaitement la situation. Dans l’article du jour, le journaliste emploie une expression toute aussi brillante, mes billets sont considérés comme « un témoignage sociologique sur la France du chômage ». Rien que ça. Tu es là, chez toi, tranquille dans des pantoufles de chômeur, tu te dis que tu vas faire un blog puisque tu n’as que ça à faire de tes journées, comme tu vas devoir traiter avec Pôle tu te dis que ton personnage principal est tout trouvé et là, patatra. Que dis-je, saperlipopette, si vous me permettez ce langage quelque peu fleuri. Voilà que sans m’en rendre compte, ou presque, je me retrouve témoin sociologique de la France du chômage. A ne pas confondre avec la Chance du fromage qui n’est autre que la contrepèterie du siècle dans ce cas précis. De quel siècle, je l’ignore. Enfin tout cela pour dire que j’ai eu ma petite exposition en première page du cahier local, de quoi satisfaire un peu mon narcissisme inné. Et peut-être signaler à quelques chefs pâtissiers du coin que je me rêve apprenti à leurs côtés. Le mieux est tout de même que je vous laisse découvrir l’article.

Lundi, comme prévu, je vais chez Pôle. Peut-être lit-il le journal le week-end.

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