119ème jour : avant-propos

En théorie, ou sur le papier comme on a coutume de dire dans les vestiaires, aujourd’hui c’était mon premier jour de stage dans une pâtisserie en grande distribution. Si je dis « en théorie », ou « sur le papier », c’est parce que mon stage commençait par un lundi, synonyme de jour de repos pendant mon immersion de dix jours en entreprise. Cependant, j’avais tout de même demandé à être reçu ce matin de manière à prendre quelques repères et éventuellement récupérer une tenue de travail. Cela me permettait aussi de montrer combien l’auréole au-dessus de ma tête brillait. J’ai ainsi rencontré la responsable du service du personnel qui m’a fait essayer une paire de chaussures, m’a donné la procédure pour entrer demain matin et a prévenu la sécurité que j’allais descendre avec sous le bras la fameuse paire de chaussures dans sa boîte mais que j’étais en règles. En y repensant, je la remercie encore de m’éviter de la sorte une fouille approfondie dans un local aux fenêtres sans tain. Avant que je parte elle m’informe également que finalement demain je n’embauche qu’à 8h et pas à 6h comme prévu initialement. J’espère que Pôle, s’il est informé de ce changement de planning, ne va pas encore sortir son épouvantail de la radiation pour tenter de faire de moi un petit être apeuré, ce bâton qu’il brandit fièrement pour que ne me vienne pas l’idée de jouer au mauvais élève durant ce stage qu’il a fait l’effort de ne pas me trouver, ce stage dont il a même failli ne jamais me parler. Impertinent que je suis, sur ce sujet j’avais décidé de jouer les curieux.

Si je résume, pour ceux qui ont l’habitude de ne rien comprendre mais qui lisent quand même pour me faire plaisir alors que je me fiche complètement de leur avis, je pourrais dire que ce jour de stage qui était le premier n’en avait pas l’air et que le deuxième ferait sans doute un bon premier. Et je dis bien « le deuxième », pas « le second », c’est chez moi une habitude ce n’est donc pas la première fois. Alors en premier lieu revoyez votre vocabulaire, je ne l’écrirai pas une deuxième fois.

Allez, à trois on se dit « à demain ». Un… Deux… Trois…

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