121ème jour : debout là-dedans !

2ème jour du 1er stage dans une pâtisserie en grande distribution

Pendant quelques jours, moi aussi je m’éveille à 5 heures mais personne n’en fait une chanson. Peu importe, me voilà sur pieds pour mon deuxième jour de stage.

Curieusement, ou pas d’ailleurs, ce matin la température du laboratoire ne m’a fait ni chaud ni froid. Surtout ni froid. Quand je pense qu’hier je jouais presque les stagiaires effarouchés pour quelques degrés en moins… Mais aujourd’hui j’ai tout de même deux jours d’ancienneté dans mon nouveau costume. Avant l’ouverture, les responsables du magasin sont passés nous saluer, par ordre d’apparition le directeur de magasin, le directeur général et le président. Je connaissais pour les avoir rencontré les deux premiers. Le directeur de magasin me gratifie d’une amicale tape dans le dos, d’un rire complice et surtout d’un « c’est pas le tout d’écrire, maintenant il faut y aller au charbon ! » Je comprenais ainsi qu’il lisait le blog ou qu’il l’avait fait au moins une fois. Vous noterez mon sens aigu de la déduction. Il avait opté pour le ton de la plaisanterie mais au fond, il était évidemment dans le vrai. Le directeur général quant à lui, tout aussi souriant à mon égard, s’est arrêté quelques minutes pour savoir comment se passait le stage. Il n’y a pas fait allusion mais j’ai bien senti dans son ton qu’il était au courant de mes prouesses littéraires. Enfin, le président a accompagné sa poignée de main d’un « bonjour monsieur ». Retour sur la terre ferme, fin de mes trois minutes de gloire matinale.

Pâtissièrement parlant, j’étais aux consignes de la même personne qu’hier. A la fois vif et pris d’une volonté de bien faire, il fait son possible pour assurer les tâches qui sont les siennes tout en me montrant un maximum de choses. Aujourd’hui j’ai donc garni des choux, des glands, des éclairs, des religieuses, coupé puis disposer des fruits sur des tartes, y compris des poires, ce fruit du diable qui a la phobie de se retrouver dans mon corps, ou l’inverse, je n’ai jamais vraiment su. J’ai également monté des mille-feuilles, manié la spatule et la poche à douille. Je devrais d’ailleurs plus exactement dire « j’ai appris » plutôt que « j’ai fait ».

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Pôle. Non, ce n’était pas pendant que je garnissais des glands, ôtez-vous cette idée de la tête. A l’école, lorsqu’on réalise un stage en entreprise, le professeur référent vient toujours rendre une petite visite sur place pour voir comment les choses se passent. Vous croyez que Pôle va passer me voir ?

PS : il parait que mon blog a été retenu parmi les finalistes d’une sorte de concours dont je n’ai pas encore saisi le contexte, ni le contenu d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, il semblerait qu’il faille voter (à croire que c’est la saison). Si je ne parvenais pas à devenir pâtissier, je pourrais peut-être être élu maire d’internet ou un truc comme ça. C’est par ici qu’il faut voter

6 réflexions au sujet de « 121ème jour : debout là-dedans ! »

  1. Salut Etienne,
    Merci pour ta lecture. Je crois que le principal problème de la reconversion professionnelle c’est d’envisager en faire autre chose qu’un rêve. Pas simple mais j’y travaille !
    Quant à Pôle. Non rien… 😉

  2. C’est par les BOB que j’ai rencontré votre blog ! Depuis je remonte les posts avec délectation ! J’ai moi aussi rêvé de reconversion pâtissière…
    Merci, vous rendez nécessaire la révocation de Pôle, même si ça prendra encore du temps

  3. « j’ai donc garni des choux, des glands, des éclairs, des religieuses, coupÉ puis disposÉ »

    « ’ai également monté des mille-feuilles, maniÉ »

    Voilà, pour ce que j’ai vu. Pas facile de se relire. Surtout sur écran.

    J’en suis au 128e jour. Je ne sais pas (encore) où tu en es, mais je te souhaite bon courage. Tu en as, mais l’expérience relève de l’ubuesque…

  4. Un petit peu en froid avec le passer composer, ou est-ce la fatigue du deuxième jour ? Sinon, je continue ma lecture, j’ai pas mal de retard. 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.