12ème jour : ma petite entreprise

La principale partie du programme de mon cher et tendre CAP Pâtissier est sans aucun doute le stage en entreprise. Mais comme vous êtes désormais incollables sur mon début de parcours de futur reconverti professionnel, vous le saviez déjà. J’avais pensé opter pour le Contrat de Professionnalisation. Au moins dans l’intitulé, ça semble vouloir dire ce que ça veut dire.  Puis j’ai appris grâce à mon monsieur-réponse-à-tout de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat que ce contrat coûtait plus cher à l’employeur qu’une convention permettant d’exploiter légalement un stagiaire. La fameuse « traite stagiaire ». Evidemment, ce ne sont pas les mots qui ont été choisis pour m’expliquer tout ça. Je serais donc un stagiaire de la formation professionnelle, en théorie. Je suis d’ailleurs curieux de savoir comment mon futur maître de stage, plus simplement mon patron, va agir avec un apprenti qui ne vient pas d’obtenir son Brevet de Sécurité Routière, qui a fini de muer (je crois), qui n’arbore ni mèche devant les yeux ni crête gominée sur le crâne mais qui est néanmoins fier comme un coq. Allez savoir, selon l’entreprise qui m’accueillera je serais peut-être même le plus âgé de la boutique. C’est d’ailleurs l’une des nouveautés de ma vie de trentenaire, être parfois le plus vieux parmi l’assemblée.

Et après ? Oui, après le CAP (que je vais obtenir n’est-ce pas hein ?!), je fais quoi ? Je reste le doyen de la pâtisserie qui m’a accueilli ? Cette projection va vite en besogne, à cette heure-ci je ne suis qu’un chômeur en attente de son visa. Certes. Cependant, autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas choisi de devenir pâtissier pour travailler dans… une pâtisserie. Du moins pas dans une pâtisserie qui ne serait pas la mienne. Alors si je résume : j’ai quitté mon travail, j’ai ensuite décidé de m’engager dans un changement total de carrière pour aller vers un métier pour lequel par déduction je n’ai aucune expérience professionnel à revendiquer, pour finir j’ai choisi de ne pas être un vulgaire salarié adepte des arrêts maladie mais bien un chef d’entreprise décomplexé. La caricature et moi sommes très bons amis, sachez le.

J’ai un projet de création d’entreprise très précis en tête. Allez je vous dis tout. Mais pas ce soir.

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