130ème jour : au piquet

9ème jour du 1er stage dans une pâtisserie en grande distribution

Cette semaine, j’ai rencontré l’apprenti. Oui il y a un apprenti dans la pâtisserie qui m’accueille pour ce premier stage, un vrai, qui a 17 ans. La chance qu’il a… Pas d’avoir 17 ans bien sûr parce que les jeunes, c’était mieux avant comme disent les vieux cons de 31 ans. Je pense plutôt à la chance qu’il a d’être en âge de pouvoir suivre la formation du CAP Pâtissier. Face à lui, pour le même parcours, moi je suis en nage.

J’ai donc rencontré le jeune cette semaine, enfin pas aujourd’hui car il était malade. C’est d’ailleurs moi qui aies eu la responsabilité de l’annoncer au reste de l’équipe, l’information m’avait été communiquée par l’agent de sécurité qui m’accorde mon droit d’entrée chaque matin. La veille, le jeune avait eu une rude journée. Il avait été quelque peu remué par l’un des pâtissiers, celui-là même qui s’était occupé de moi la semaine dernière. Une version officieuse se murmurait ce matin dans le laboratoire et établissait une relation de cause à effet entre cette rude journée de la veille et cette supposée maladie du jour. N’étant que stagiaire, je ne pouvais me permettre la surenchère sur ce sujet potentiellement riche en vannes. Alors je riais dans ma barbe. Et comme je suis réellement barbu, autant dire que je riais tout court. Je ne sais pas pourquoi le jeune a choisi la pâtisserie, peut-être même a-t-on choisi pour lui, je ne connais pas ses motivations ni dans sa veste d’apprenti ni dans son jean de jeune, mais ce que je sais c’est qu’il a certainement le profil type de mes futurs camarades de classe.

Le jour de la rentrée, toute cette bande de jeunes me prendra pour un prof. Alors foutu pour foutu, si l’apprenti revient demain je lui mets un mot dans son carnet de correspondance à faire signer par ses parents.

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