133ème jour : comme un lundi

Aujourd’hui j’étais de repos. Mais demain, j’y reviens ! Chez Pôle… Oui chez Pôle, car la période bénie de mon premier stage en pâtisserie est révolue. La joie du réveil de très bon matin, la fraicheur du laboratoire, les plaques, les échelles, l’agent de sécurité qui commençait tout juste à me reconnaître et à se souvenir que je ne venais pas vendre des roses aux employés les plus matinaux mais que j’étais en stage. Terminé. De toute cette journée, je n’ai coupé aucune fraise ni aucun autre fruit. J’ai peut-être à un certain moment coupé le son de la télé mais cela s’arrête là. Voilà. J’ai donc repris mon quotidien avec Pôle, cette relation libertine et tarifée dans laquelle ledit Pôle est mon régulier sans que cela m’empêche de faire mes propres rencontres. Il en fait de même mais sans réellement savoir que je vais voir ailleurs, sans s’imaginer que je vais chercher mon bonheur par moi-même. Il sait que je sais qu’il ne m’est pas fidèle, alors chaque mois il me verse un petit pécule en guise de contrepartie pour ma compréhension. Une relation libertine et tarifée disais-je.

Je ne laisse pas la nostalgie liée à la fin de ce premier stage m’envahir. D’une part parce qu’un deuxième stage est d’ores et déjà calé, d’ailleurs demain je vais voir les chocolatiers qui m’accueillent pour signer la convention. Et d’autre part parce que je vais pouvoir travailler ce que j’ai appris durant les deux dernières semaines, chez moi, dans mon laboratoire de pâtisserie. Enfin dans ma cuisine quoi… Mais avant tout, à partir de demain, je ne vais pas lâcher Pôle. L’ouverture des inscriptions pour le CAP Pâtissier doit intervenir « fin avril / début mai » m’avait dit l’un des nombreux conseillers que j’ai déjà rencontré. Aucune date précise ne m’avait été communiquée, à juste titre puisque à ce moment-là rien n’était décidé. Nous sommes mi-avril et comme il est simplement inconcevable que je manque le coche je vais m’aventurer jusqu’aux limites du harcèlement téléphonique. A condition que j’arrive à me les fixer, les limites.

Au fait Pôle, je n’ai pas encore reçu ton premier avertissement avant radiation. Tu sais, celui dont tu m’as dit de ne pas tenir compte. Quand je l’aurais, compte sur moi, je t’avertirai à mon tour.

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