152ème jour : sur le pont

Le week-end n’empêche pas de réfléchir à son projet professionnel, quand bien même il s’agirait du week-end établissant un pont entre la fête du travail et la fête du réveil appelée également « lundi ». D’ailleurs, le jour de la fête du travail, je comptais aller voir Pôle. J’étais persuadé qu’en ce jour sacré il avait organisé la soirée du siècle, une véritable « teuf » comme disaient les jeunes à une époque. Je n’avais pas reçu d’invitation c’est vrai, mais comme j’ai connaissance du décalage horaire qu’il existe entre les services de Pôle et ceux de la Poste j’ai jugé que ma seule qualité de membre du club me permettrait de montrer patte blanche à l’entrée. Puis finalement je n’y suis pas allé, conscient pourtant de manquer l’évènement de l’année, la fête du travail organisée par Pôle lui-même c’est une concurrence à faire blanchir encore un peu plus feu Eddy Barclay. Je me console en me disant que ce n’était peut-être pas si bien que ça tout en écoutant certaines mauvaises langues dire que Pôle était fermé ce jour-là. Le pont, il y a ceux qui sont dessus et ceux qui le font.

Disais-je, j’ai réfléchi. A la situation actuelle, à cette création d’entreprise qui a pris un tournant en forme d’accélérateur, à ce CAP Pâtissier qui reste mon principal point de mire à court terme et puis à quelques autres trucs qui ne vous regardent absolument pas, arrêtez un peu de vouloir me faire raconter ma vie. Comme je vous le dévoilais il y a peu faisant fi de votre curiosité maladive à mon égard, je vais lancer la première phase de ma création d’entreprise axée sur la biscuiterie. Dès ce mois-ci. Comme vous êtes là depuis le début et que j’ai fini par m’habituer, je ne vais pas faire tout ça sans vous. Calmez-vous, ne soyez pas trop pressés. Si je souhaite réellement mettre les choses en marche dès ce mois-ci, et je le souhaite réellement ce qui annule donc l’hypothèse en introduction de cette phrase, il n’est pas exclu que je demande à reporter mon stage en chocolaterie. D’une part parce que je vais avoir besoin de temps, d’autre part parce que la chocolaterie en elle-même malgré la fascination que j’ai envers elle n’est sans doute pas une priorité face à mon apprentissage en pâtisserie. Elle serait éventuellement une spécialisation pour la suite mais c’est bien la pâtisserie « traditionnelle » que je dois avoir dans la tête et dans les mains avant tout. A ce sujet, j’ai reçu hier un message d’un reconverti professionnel en pleine formation, lui aussi issu du monde fabuleux de la communication. Il me propose de me faire partager son expérience, d’évoquer les problèmes qu’il a rencontré, que j’ai rencontré voire ceux que je vais rencontrer. Il pense même que mon stage en chocolaterie peut être une « erreur ». Dans quelle mesure je ne sais pas mais je prendrais contact avec lui sans tarder comme il le propose. Son message était en tout cas plaisant et bienveillant. Selon moi, le stage en chocolaterie n’a rien d’une erreur dans la mesure où il est cohérent avec mon projet professionnel mais j’ai tendance à penser qu’il tombe mal. J’irai voir Pôle lundi pour évoquer le sujet, je prédis d’ailleurs un grand moment de remue-ménage administratif au cours duquel on risque de tenter de me dissuader de reporter ce stage de manière à éviter toute paperasse.

Quelqu’un prend le pari ?

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