154ème jour : embrassons-nous

Comme un lundi.

Dans mon langage familier, « comme un lundi » signifie qu’à l’instar de nombre de mes débuts de semaine, je suis allé chez Pôle. Ce matin pour être précis. Comme convenu avec moi-même, j’y allais pour reporter mon stage (Evaluation en Milieu de Travail) en chocolaterie qui débutait la semaine prochaine. En arrivant chez Pôle, je reconnais dans le rôle de l’hôtesse d’accueil la conseillère qui justement m’avait reçu pour établir la convention du stage en question. Mais si, souvenez-vous, c’est elle qui connaissait mon blog pour l’avoir lu et l’avoir trouvé intéressant « sous certains aspects ». Je la reconnais, elle me reconnait, nous nous reconnaissons et vous reconnaitrez que c’est un drôle de hasard de tomber sur elle. La drôlerie évidente de la situation ne s’arrête d’ailleurs pas là. Après lui avoir annoncé que je venais pour reporter mon EMT, je lui indique que je viens également pour savoir si les inscriptions pour le CAP Pâtissier sont ouvertes. Sa réponse est sans appel :

La conseillère : « Concernant les inscriptions pour le CAP Pâtissier, ma collègue que vous avez vu la dernière fois est actuellement en vacances mais m’a transmis toutes les informations pour que je suive l’ouverture des inscriptions. J’ai regardé ce matin encore, pour le moment il n’y a rien. Je m’en occupe. »

J’ai souri. J’ai dit « merci ». J’ai même dit « super ». Puis je suis allé m’asseoir pour attendre d’être reçu par un conseiller. J’étais sous le choc. Sans que je demande quoi que ce soit, deux conseillères de Pôle avait évoqué mon cas entre elles, l’une partie en vacances avait pris soin de prévenir l’autre qu’il ne fallait pas m’oublier. Enfin pas moi précisément j’imagine mais un peu quand même. Quel mauvais esprit je fais… Parfois. D’ailleurs ce mauvais esprit a perduré dans les minutes qui suivirent car, une fois reçu par le conseiller qui allait traiter mon report de stage, tout s’est bien déroulé. Certes il ne savait pas comment traiter administrativement ma demande mais, après s’être absenté quelques minutes pour aller se renseigner, il me demande de rédiger un « petit mot » pour expliquer pourquoi je souhaite différer ce stage. Je m’exécute, et pendant ma rédaction il en profite pour me poser des questions sur mon projet. Sur la reconversion professionnelle, sur la pâtisserie, sur la formation, sur la création d’entreprise… Je ne sais pas si c’est encore mon mauvais esprit qui prend le contrôle de mes émotions mais j’ai senti qu’il me questionnait plutôt par politesse que par conscience professionnelle. D’autant qu’il n’a rien noté de tout ça dans mon dossier. Et alors ? Il n’en reste pas moins le premier à être un peu curieux, je ne vais pas faire la fine bouche. Je dois le reconnaître, j’ai perdu mon pari, il n’y aura visiblement pas de complexité administrative liée à mon souhait de remettre ce stage à plus tard.

Ce qu’il faut également retenir dans tout ça, c’est que le conseiller avait allumé la lumière dans son bureau. Oui. Il avait allumé la lumière.

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