192ème jour: coup de feu

Ce soir, les clients d’un restaurant vont pouvoir goûter à quelques sucreries que j’ai réalisé. C’est dingue. Et c’est une introduction courte mais précise.

C’est bien ce soir que débutait l’opération de soutien à mon aventure #Gourmandièse. J’ai passé la journée aux fourneaux, ce qui en soit n’a rien d’inédit par rapport aux précédents jours, mais cette fois-ci je dois bien reconnaître que j’avais une pression particulière. Bien évidemment, je ne suis pas satisfait de ce que j’ai « envoyé » comme on dit dans le jargon. Mais ce qui m’embête le plus, c’est que je n’ai pas d’excuse. J’étais à domicile, chez moi, dans ma cuisine, avec mes ustensiles, mes recettes, le temps nécessaire, bref un climat plutôt favorable. Mais tout de même, la gestion du temps fut une sacrée composante que je vais pouvoir travailler avec cette expérience grandeur nature. Hier encore je fanfaronnais seul dans ma tête, si tant est que je sois vraiment seul dans ma tête, en pensant que la charge de travail était importante mais presque insignifiante à l’échelle d’une journée de travail complète. Erreur. Je devais livrer mes mignardises à 18h au restaurant, je finissais de les dresser à 17h45. Il me restait encore à les transporter, là encore, grosse pression. Il fait chaud, je pars en voiture, je me questionne, est-ce que tout va tenir le coup, est-ce que je vais renverser quelque chose, est-ce que je ne suis pas complètement taré de proposer des pâtisseries aux clients d’un restaurant, est-ce que je ne vais pas tomber dans les embouteillages à cette heure-ci, est-ce que je vous ai déjà dit que je n’avais rien contre la musique classique… Oui, cette dernière question n’a rien à voir avec le sujet mais cela n’empêche que je ne vous l’ai jamais dit. A propos, peut-être voulez-vous savoir ce que j’ai préparé ? Non ? Si oui, lisez la fin de ce paragraphe. Si non, passez directement au paragraphe suivant et ne revenez plus jamais ici. Donc, pour ceux qui restent : ce soir c’était choux caramel, sablés chocolat/fleur de sel et tartelettes fraises/basilic.

En ouvrant les boites une fois arrivé au restaurant, je me suis aperçu que quelques tartelettes avaient bougé dans leur boite. Et comme ça m’a intérieurement fait bouillir, mieux vaut parler musique classique. Ou terminer là pour ce soir.

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