Archives mensuelles : mai 2014

177ème jour: garde à moi

Non. Non, je ne me plains pas, je n’ai d’ailleurs aucune raison de le faire. Mais il est vrai que parfois, avancer seul dans cette aventure de la reconversion professionnelle peut causer quelques problèmes, disons, d’organisation.

Comme vous l’avez compris, je passe mes journées à pâtisser. Par envie, par plaisir, mais aussi dans un souci d’apprendre un maximum de bases par moi-même en attendant de recevoir une formation digne de ce nom. J’y prends tellement de plaisir justement que cela devient un piège  qui m’en fait oublier quelques priorités, quelques moments-clés de mon projet. Par exemple, je n’ai pas encore passé ce coup de fil qui me permettrait dans savoir plus sur ce fameux chapitre de l’hygiène alimentaire, primordial dans le cadre d’une création d’entreprise. Je n’ai pas non plus repris contact avec la chocolaterie qui m’avait ouvert ses portes pour un stage, pas plus que trouver un autre stage dans une pâtisserie traditionnelle chez un artisan. Certes, ces deux étapes dans la peau d’un stagiaire n’ont rien d’obligatoire mais je les ai moi-même classé dans la catégorie des indispensables. Par définition, je souhaite m’y tenir. Et puis j’avance sur plein de choses, ne m’accablez pas ! #Gourmandièse grandit chaque jour, dans ma tête certes, mais ça compte. Si, pour moi ça compte. N’oubliez pas que je peux faire de vous des héros et que ce sera peut-être l’unique chance de votre vie. Comment ça j’exagère ?

Bon, allez. D’accord. Cette semaine comme tout bon chômeur je fais le pont, surtout que c’est le dernier du mois. Je vais en profiter pour pâtisser d’ailleurs. Et après, promis, je me sors les doigts du cul de poule.

175ème jour : dans les conditions du direct

A ce jour, si vous avez bien tout suivi, vous n’êtes pas encore un héros. Enfin si, peut-être en êtes-vous un mais vous n’êtes pas le mien. Vous comprendrez donc que, mon grand égoïsme aidant, cela m’intéresse moins. Ne soyez ni déçus ni inquiets, un jour peut-être je m’intéresserai à vous. Quand vous serez mon héros par exemple. Vous voyez, au fond je suis plutôt sympathique et agréable.

Je n’ai pas vu Pôle, je ne l’ai pas lu non plus, pas plus qu’entendu. Ni aujourd’hui, ni hier d’ailleurs pour raison dominicale. Mon dossier est toujours suspendu à ses lèvres, à son calendrier ou à son clavier d’ordinateur, peut-être même un peu de tout ça. Quoi qu’il en soit, je me sens plutôt serein, je ne force pas trop le trait cependant puisqu’il s’agit là de mon état habituel. J’ai demandé au stress des premiers jours de partir, j’ai même envisagé de déménager pour être certain qu’il ne me retrouve pas. Cela dit, le danger en limogeant ce stress qui se contentait pourtant de faire son travail est de tomber dans une sorte de négligence, une insouciance qui ferait presque croire que ça y est, ma reconversion professionnelle est une réussite. Je rappelle en cas de nécessité que ladite reconversion professionnelle n’a même pas encore commencé. C’est sans doute pour cette raison que le stress a fait ses valises dans le plus grand calme et qu’il est parti sans claquer la porte avec ce petit sourire qui voulait dire « à très bientôt ». Je reste donc sur mes gardes. En attendant, je pâtisse. Mais alors, je pâtisse ! Et c’est ma femme qui… en pâtit. Elle est contrainte de tout goûter, tout et toute la journée. Je me lève le matin pour faire pousser la viennoiserie, je réfléchis au dessert en n’oubliant pas le goûter. Tout et toute la journée je vous dis. J’ai quelques commandes d’amis, vous vous souvenez du gâteau de mariage pour le mois de juillet par exemple, des mignardises pour un anniversaire de mariage en août, mais également quelques gourmandises que j’ai proposé de réaliser pour une soirée vide-dressing ce week-end sans compter l’anniversaire de mon fils cette semaine. Bref, je me trouve quelques travaux pratiques en attendant d’en apprendre encore et pour de bon auprès des professionnels.

Chez moi, je suis pâtissier. Dehors, je suis chômeur. Ca tombe très bien qu’il pleuve, ça me permet de rester chez moi.

172ème jour : entre temps

Ce matin, dans un soupçon de souvenir, j’ai retrouvé un élément que j’avais rangé dans un coin.

Pour accéder de manière tout à fait professionnelle au métier de pâtissier, et c’est également le cas pour les boulangers, les bouchers ou encore les charcutiers, il faut avoir validé un module dédié à l’hygiène et à la sécurité dans les domaines de l’alimentaire. Des connaissances élémentaires, vous en conviendrez, qui sont à part entière intégrées au programme du CAP Pâtissier ou « à la carte » pour qui en veut. Jusqu’ici tout va bien. Seulement voilà, j’ai naturellement voulu chercher la petite bête et, ô joie, je l’ai trouvé. Disons plus exactement que j’aurais mieux fait d’inventorier mes souvenirs plus tôt, au risque d’affronter une désillusion dans les prochains jours. Calmez-vous, je vous explique. Si vous aussi vous explorez vos souvenirs, là, maintenant, tout de suite, vous vous rappelez le moment où je vous racontais que je pouvais et souhaitais débuter une partie de mon activité avant et pendant le CAP Pâtissier. Pour cela, ne dois-je pas avant valider ce module hygiène et sécurité alimentaire ? A priori, oui, il le faudrait. J’ai pris contact avec ma source d’informations la plus fiable à ce jour, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, qui m’apprend que ce module se passe en session de deux séances, qu’une session est en cours puisqu’il y avait une séance lundi dernier et qu’il y en aura une autre lundi prochain. Je suis donc pile au milieu, la pire place dans ce contexte. Touché. Et la prochaine session n’aura lieu qu’en septembre. Coulé. En résumé, si ce module est obligatoire il me sera impossible de débuter mon activité avant d’intégrer le CAP, si tant est que je finisse par l’intégrer. N’est-ce pas. Je creuse la question en début de semaine prochaine.

Il en faudra quand même plus pour m’abattre. Mon aventure #Gourmandièse ne fait que commencer, ma reconversion professionnelle est toute à faire, et vice versa. Pour mettre le temps à profit, je fais marcher les souvenirs de mon premier métier : la comm’ ! La fameuse. Site internet, réseaux sociaux, plan médias, logos et visuels en tout genre… Difficile de rester inactif quand on est un actif sans emploi qui veut s’en créer un. D’ailleurs, ne restez pas trop longtemps les bras croisés car je vous offre, entre autre, la possibilité de devenir un héros. Bientôt, dans huit jours maintenant. Vous n’avez pas manqué qu’à cette occasion il y a désormais une page #Gourmandièse sur le blog. Si vous l’aviez manqué, je n’ai plus rien à vous dire. Au moins pour ce soir.