263ème jour: oublier d’oublier

A croire que je ne peux me passer de toi.

Pôle, tu as du avoir les oreilles qui ont sifflé ces jours-ci. Une fois n’est pas coutume, ce n’était pas à cause des airs entonnés par ton collègue du bureau d’à coté, tout heureux d’être là sans trop savoir ce qu’il y fait ni ce qu’il a à y faire. La gêne auditive que tu as pu ressentir, j’en étais la cause, moi qui parle de toi avec une tendresse assez personnelle sans que l’on ait besoin de me donner trop d’élan. Parfois je t’envie. Cette facilité que tu as à ne pas t’attacher, à ne pas t’impliquer, à tout oublier ou encore à faire comme si de rien n’était, cette attitude que certains pourraient qualifier de distante et nécessaire, mieux vaut que tu ne saches pas comment moi je l’appelle. Alors non, ces jours-ci je n’ai pas besoin de toi, ni de ce feu vert dont tu peines à trouver le bouton, ni de tes signatures et pas plus de tes conseillères et conseillers au demeurant sympathiques sans doute mais dont l’efficacité n’a été démontré que dans un nombre limité de cas. Un seul, pour être précis. Et c’est bien parce que je n’ai pas besoin de toi dans l’immédiat que j’ai eu le temps de repenser à tout ça, à nous deux. Enfin à nous huit ou neuf, si je compte tous le membres de ton équipe qu’il m’a été offert de rencontrer. Je croise tout un tas de gens avec qui je parle de l’aventure de ma reconversion professionnelle. Tu seras ravi d’apprendre que très vite la conversation s’oriente sur toi et que, quelque soit mon interlocuteur, il a un souvenir de toi, impérissable évidemment. Tu as laissé un petit quelque chose dans l’existence de chacun d’entre nous et cela personne ne pourra jamais te le reprocher. Sauf peut-être, chacun d’entre nous.

Mardi prochain, dans quatre jours, ce n’est pas chez toi que je me rendrai. J’irai au centre de formation de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat pour peut-être officialiser d’une certaine façon notre séparation, tout au moins lancer la procédure. Je sais que tu vas t’accrocher et que tu seras toujours là tout au long de ma formation mais je ne cèderai pas.  A quoi bon t’accrocher d’ailleurs, tu n’as jamais su ne serait-ce que mon prénom et nous sommes tellement nombreux à t’attendre que tu as du nous donner des numéros pour tenter, et je dis bien tenter, de ne pas t’y perdre.

Pôle ?

2 réflexions au sujet de « 263ème jour: oublier d’oublier »

  1. Salut CCI!

    Quel chouette message! Merci pour cette lecture, ton attention, tes idées… C’est presque désolant de voir que nous nous comprenons vite lorsqu’il s’agit de Pôle mais c’est en même temps rassurant pour ceux qui le vivent ça de l’intérieur. Je crois qu’il va falloir avec pour encore de nombreuses années… Peut-être que l’on finira par s’aimer pour de vrai, pour de bon (tu vois je donne même l’impression d’y croire encore… Acteur studio…).

    Concernant l’idée d’un livre, c’est une idée qui m’intéresse et qui a été évoqué. D’autant que quelque chose me dit qu’une fin est proche pour ce récit. Alors pourquoi pas.

    Affaire à suivre!

    Disons-nous à bientôt!

    #MoiYG

  2. Cher Yoyo,

    pardonne-moi ce sobriquet, mais tes aller-retours avec ce Pôle et ses 7 conseiller(e)s (oui, j’ai compté…), m’ont donné le tournis, distrait, parfois fait sourire (grâce à ta dialectique, pas aux situations bien évidemment) et cela m’a convaincu qu’il fallait lancer une pétition (voir plus) pour fermer cette usine à gaz (smog), puisqu’ils ne servent à rien, autant donner directement aux bénéficiaires leurs mois de cotisation et/ou leurs DIF (honnêtement acquis) pour qu’ils puissent les utiliser comme ils le veulent, en allant directement se présenter aux organismes souhaité, m’enfin comme un partie des organismes de formations sont dirigés par les syndicats qui ne représentent personne mais qui ne veulent pas lâcher le morceau, c’est pas gagné…

    Pour ton projet de #Gourmandièse et ce financement indispensable pour un futur camion, local…

    Pourquoi ne pas envisager d’éditer un livre de cette expérience ?

    J’en profite pour passer un p’tit coucou @ #bayartb (un de tes nombreux lecteurs…) qui pourrait peut-être l’éditer via http://voix-garages.fr/

    Pour terminer, j’espère que ce yoyo se transformera (un jour) en Ragueneau

    Bon courage, ne change rien et @+ 😉

    C.C.I. lol

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