288ème jour: à rebours

J’attends toujours.

Vous vous demandez sans doute ce que je fais entre deux billets. Mais si, bien sûr que vous vous le demandez. Non ? Allez, puisque vous êtes chez moi, on va dire que vous vous le demandez. Six jours sont passés depuis mes dernières nouvelles. Enfin quand je dis « nouvelles », n’y voyez aucun lien avec une quelconque forme de nouveauté sous le soleil de l’été indien. Comme je veux montrer que je suis un bon élève, sur le retour certes mais bon élève quand même, j’attends. Sagement. Enfin plus ou moins sagement si vous décidez de prendre en considération cette sombre affaire de carton rouge dont je ne vous referais pas le paragraphe. Assis dans la salle d’attente de mon avenir professionnel donc, je ne joue pas au football puisque je n’en ai pas le droit jusqu’aux prochaines instructions. Mais je pâtisse. Ah ça oui, je pâtisse. Je fais mes devoirs à l’avance d’une certaine façon. Je fais comme si.

Demain, c’est la seconde réunion d’information collective au sujet du CAP Pâtissier. Si elle se déroule comme celle à laquelle j’étais convié, une trentaine de personnes actuellement sans emploi va apprendre que sa volonté de reconversion professionnelle ou plus simplement de formation a un prix. Au sens propre comme au sens figuré. Un prix qu’aucun  d’entre nous ne saurait régler d’un point de vue financier, le prix à payer pour sortir du chômage. Et trois places à prendre, souvenez-vous. A partir de demain, ou après-demain peut-être, je ne suis plus à cela près et je vous fais grâce de la petite monnaie, je suis susceptible de recevoir une réponse. Par courrier postal. En y repensant, je me dis qu’il serait bienvenu de ma part de prévenir mon facteur que je vais peut-être le détester bientôt. Ou l’aimer plus qu’il ne faut, au point de lui acheter chaque année des cartons entiers de calendriers à la gloire de chats en tous genres. Quel que soit le résultat, il n’y sera pour rien mais comme je le vois tous les jours mieux vaut pour lui que tout se passe bien.

Des oreilles sifflent. Les miennes, celles de Pôle.

Une réflexion au sujet de « 288ème jour: à rebours »

  1. Oh noooon! Je viens de finir de lire tous tes billets après trois jours de lecture intensive et QUEL SUSPENS! Merde!
    J’espère que tu vas être sélectionné. Ce serait trop moche qu’autant d’efforts ne paient pas.
    Comme évoqué par email, je te suis totalement dans ta réflexion sur nos chers politiques. Ils feraient bien de faire un stage immergé dans la réalité, la vraie. J’avais d’ailleurs pensé à un concept TV qui ferait fureur: Politiques au SMIC. Reality show où nos chers et tendres devraient vivre pendant un à plusieurs mois au SMIC, en condition réelle (plus de chauffeur, de coiffeur, d’assistant… Rien)!
    J’attends ton dernier article avec GRANDE impatience. J’espère fêter ta réussite au mousseux! 😉

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