37ème jour : quoi ma gueule ?

Je pense avoir bien estimé votre degré d’addiction à ma vie et je ne peux que trouver légitime cette passion débordante que vous développez pour moi. Je sais parfaitement qu’à votre place je réagirai de la même façon, d’ailleurs je me passionne depuis déjà longtemps. Pour autant, je me dis qu’une journée comme aujourd’hui n’a pas particulièrement vocation à captiver votre attention. Trouvez-vous particulièrement intéressant d’apprendre que j’ai reçu ce matin une boite de cent poches à décor jetables ainsi qu’un coffret de 12 douilles en polycarbonate ? Bien entendu, vous trouvez cela excitant et je n’ai pas honte de reconnaitre que vous avez parfaitement raison. A mon rythme, disons plutôt à celui qui m’est accordé par mon banquier, je continue de peaufiner mon équipement de base d’apprenti pâtissier. J’ai très certainement visé juste avec le coffret de douilles si j’en crois la mention « choix de l’élève » inscrite sur une étiquette apposée sur la boite. J’ai été moins performant sur l’achat en lui-même dans la mesure où aucun des articles de ma commande n’était en solde alors qu’il s’agit du sujet n°1 de la journée. A ma décharge, j’ai passé commande hier. Et j’aime avoir le dernier mot.

En me baladant cet après-midi, car oui je sors de chez moi parfois profitant du fait que Pôle n’ait pas encore décidé de fixer des horaires de sortie pour ses disciples, j’ai croisé une personne que je connais depuis plusieurs années. Elle a décidé sans même que j’ai besoin de la menacer de lire mes billets depuis le premier jour. Elle fait partie de ces gens dont je vous ai peut-être déjà parlé (vous n’avez qu’à relire depuis le début pour en avoir le coeur net) qui pensent que mon envie de devenir pâtissier est en réalité une sorte de canular. Voire peut-être un vulgaire prétexte pour parler de moi. Allons bon, comme si j’avais besoin de prétextes pour parler de moi. J’ai bel et bien décidé de faire de la pâtisserie mon métier, pas de métaphore là-dessous, pas de blague, juré, craché. Enfin non pas « craché », ce serait dommage que j’ai des ennuis avec les services sanitaires avant même d’avoir commencé. Quoi qu’il en soit je n’ai peut-être pas la tête d’un pâtissier, d’où les doutes ou l’étonnement d’une partie de mon entourage.

C’est aussi pour cette raison que je veux et vais devenir pâtissier. Pour avoir le dernier mot.

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