40ème jour : on stage

Lorsqu’on est père au foyer époux d’une femme active, aussi reconverti professionnel que l’on se veuille, si une otite s’empare de son fils il faut trouver la recette pour l’en débarrasser. C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui, ceci me rappelant les aléas de l’organisation que j’évoquais précédemment. Et arrêtez immédiatement avec vos « t’as voulu des gosses ».

J’ai tout de même eu l’occasion de travailler sur mes petites affaires entre deux administrations de suppositoires. Mon sujet du jour : le stage. A 31 ans, je m’aperçois que cette période d’apprentissage professionnel plutôt destinée à satisfaire un collégien vierge de tout type de rapports humains pourrait également emplir de joie un père de famille avec ses quelques expériences en soute. J’ai d’ailleurs repensé à une affiche que j’ai vu dernièrement à l’entrée d’une boutique de vêtements pour femmes, présentant une recherche de stagiaires de niveau bac+5. Waoh. Il est donc possible d’avoir prolongé de cinq années la drôlerie étudiante pour finalement signer une convention de stage. Par chance, mon bac+rien ne me fera pas vivre une telle déconvenue. Cela étant, le statut de stagiaire sera celui qui va me permettre de manière homologuée et officielle de mettre les deux pieds dans le métier de pâtissier au sein d’une équipe de professionnels ravie de me transmettre son savoir et l’amour du métier. Normalement. Enfin, c’est ce que je me dis avec mon innocence de… collégien. « Homologuée et officielle » disais-je. Il me faudra m’en remettre à celui qui est de retour dans mon coeur, celui qui ne m’attendait pas car il nous attend tous : Pôle. Vous l’avez déjà compris, je ne suis pas avare de petites attentions lorsqu’il s’agit de lui. Voici pourquoi je ne l’ai pas attendu, me voici prêt à lui parler stage avant même qu’il ait eu l’idée d’envisager peut-être l’éventualité de l’hypothèse de pourquoi pas aborder ce sujet. Il m’a été conseillé, par une lectrice se présentant comme une professionnelle de la formation et que je n’ai pas encore pris la peine de remercier pour son expertise, d’aller découvrir le pâtissier artisanal mais aussi celui peut-être plus industriel de la grande distribution. A moi de me faire une idée sur la question, l’objectif étant de pouvoir comparer les méthodes, les rythmes, les styles. Excellent plan. Je dois reconnaître que mes contacts les plus proches auraient tendance à m’accorder plus de facilités pour trouver un stage au sein de ladite grande distribution. En théorie. Je vais donc prendre la température auprès de mon hypothétique futur tuteur tout en gardant à l’esprit que Pôle aura le dernier mot. Et la dernière signature en bas de page.

Bon pour accord.

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