42ème jour : money time

Père indigne. Oui je vous entends d’ici faire mon procès sans même me laisser l’occasion d’assurer ma défense. Aujourd’hui j’ai décidé de confier mon fils à ma belle-mère de manière à m’accorder du temps pour travailler de manière plus… continue. Voilà. Alors oui je sais, vous allez me dire que certains escaladent des grues pour revendiquer leur paternité et je vous répondrai que la bave du crapaud n’atteint pas ma blanche farine de gruau. Vous faîtes encore votre mauvaise langue. Mais rassurez-vous, vous allez pouvoir jubiler car malgré cette option je n’ai pas eu le temps de faire tout ce que j’avais envisagé.

Il a tout d’abord été assez largement question de pâtisserie, ce qui est plutôt raccord avec le sujet n’est-ce pas, puisque j’ai réalisé quelques gourmandises pour l’anniversaire de ma bien-aimée. Sablés chocolat/fleur de sel et financiers qu’elle partagera demain avec ses collègues de boulot. Oui elle a les deux, des collègues et un boulot. Par la force des choses elle porte donc la culotte mais pour ce point je vous dispense, pardon je vous interdis formellement de tenter de le vérifier par vous-même. Mon épouse est également mon agent infiltrée dans l’opération « stage ». Pour la première journée en situation réelle de cette mission, elle a établi un premier contact avec son indic. Quand je vous dis que c’est elle qui porte la culotte. D’après son rapport, je vais avoir à fournir les documents dont j’avais anticipé la rédaction, lettre de motivation et CV, accompagnés pour l’occasion d’un dossier de candidature propre à l’entreprise susceptible de m’accueillir. La petite particularité de ma recherche, outre mon âge potentiellement avancé pour un stagiaire, c’est que je n’ai pas de durée minimum à respecter pour cette immersion en milieu professionnel. Je recherche un ou plusieurs stages pour mon bagage personnel et parce qu’il s’agira de la meilleure mise en relation avec le métier de pâtissier. Et puis Pôle sera peut-être fier de moi.

C’est pour la partie administrative de mon épopée que le temps m’a manqué. Vous serez ravi d’apprendre que dans ma grande cruauté j’ai tout de même repris mon rôle de père de famille aux alentours de l’heure du goûter, le temps d’aller chercher ma belle-fille à l’école et mon fils chez sa grand-mère. Et puis faites-vous une raison car demain je ferais exactement la même chose.

Si le temps est vraiment de l’argent, j’ai sans doute les poches percées.

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