51ème jour : pas de nouvelle, pas de nouvelle

Il y a des jours où la tenue du cocon familial prend le pas sur toute autre activité. Ou peut-être que c’est mon statut d’actif sans emploi pas encore reconverti qui me permet de consacrer le temps que je souhaite à mon foyer. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui était l’un de ces jours. Alors j’ai essentiellement été papa pour la journée, au petit dej, devant le portail de l’école, dans la cuisine, dans les couches mais également au goûter, instant choisi pour sortir mes fournées de madeleines au chocolat. Des bijoux de madeleines, si vous voyez ce que je veux dire.

Il faut bien reconnaître que les nouvelles concernant ma formation, par exemple, ont brillé par leur absence. Je veux bien croire que celui qui ne dit mot consent mais en fait non je n’y crois pas. Silence radio, un point c’est tout. Pas de nouvelle pour un éventuel stage, pas de nouvelle de mon monsieur-réponse-à-tout de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat malgré mes relances, rien de nouveau sous le soleil et en plus il a plu toute la journée. Pas de quoi s’affoler j’en conviens mais j’ai vraiment du mal à m’habituer au rythme du chômage. J’ai toujours aimé mon métier, j’ai eu la chance de ne jamais faire un job que je détestais particulièrement pour des raisons alimentaires. Ainsi mon quotidien était calé sur le rythme de ma vie professionnelle, il se passait quelque chose chaque jour de ma semaine de travail ce qui rendait les week-end et les congés d’autant plus appréciables. Depuis mes retrouvailles avec Pôle, tout est plus décousu, plus aléatoire. J’en viens à croire qu’il faut brasser de l’air pour trouver sa vitesse de croisière.

Le silence endort.

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