53ème jour : c’est grave docteur ?

Dès les premiers jours de mon immersion plus vraie que nature dans la vie d’un chômeur, je m’étais bien gardé d’aguicher de nouveaux employeurs proposant des postes similaires à celui que je venais de quitter. J’étais décidé, ma liaison à durée indéterminée avait pris fin, j’allais en profiter pour changer de vie. Enfin de profession, calmez-vous. Et puis mon téléphone a sonné aujourd’hui. Rassurez-vous, l’anecdote va un peu plus loin. Un ami, avec qui j’ai été en étroite collaboration pour quelques expériences professionnelles notamment la dernière, souhaitait prendre des nouvelles de moi. Je l’avais mis au courant de la rupture conventionnelle de contrat, de mon projet de reconversion professionnelle et  il voulait savoir où j’en étais. Lui aussi mène actuellement des projets d’envergure auquel je m’intéresse pour assouvir ma curiosité bien placée. Il a quelque chose à me proposer. Pour vous éviter d’aller plus loin dans vos conclusions hâtives, autant vous dire tout de suite que nous ne sommes pas entrés dans le vif du sujet, préférant se fixer un rendez-vous pour parler de tout ça.

Cette conversation amicale m’a ramené vers une réflexion passée, celle de la tentation d’un travail dans un secteur que l’on connait avec un statut de salarié face à la conviction que mon avenir professionnel est ailleurs. Je ne fais aucune démarche pour faire machine arrière, je ne regarde pas les petites annonces que Pôle fait briller devant mes yeux pour m’inciter à sortir rapidement de ses effectifs mais voilà, cette fois-ci quelqu’un vient me chercher. Qui plus est quelqu’un que j’apprécie et que je connais bien. Evidemment cela n’a rien remis en question de mon côté, mon orientation pâtissière est plus que jamais d’actualité, ne serait-ce que pour vous qui vous êtes pris d’une passion légitime pour ce beau parcours sur lequel j’avance. D’ailleurs je ne sais même pas de quoi il est question ni ce que l’on va me proposer. C’est en cela que la reconversion professionnelle peut être considérée à juste titre comme une aventure réservée à des écervelés en quête de sensations fortes. Il n’est pas impossible que l’on me propose un emploi dans ce secteur qui m’a fait manger pendant plusieurs années, mais moi je préfère prendre la prochaine sortie en gardant cette carrière passée en point de repère dans mon rétroviseur. L’inconscience de la puberté dans un corps d’adulte père de famille.

Dites 33.

3 réflexions au sujet de « 53ème jour : c’est grave docteur ? »

  1. Hé ! Je peux me permettre ? Je te lis tous les jours, à mon taf, d’ou je rêve de partir…je te l’ai déjà dit, puis faut dire que c’est chez toi qu’il y a le + de lecture sur facebook ..!
    Ça, c’est bien un des souci de notre société : diplômée en Psycho mais pas assez pour postuler dans des postes et j ai du bosser pour faire mes études…commerce, vente, banque, télépro…Voilà ! Dés que je tombe au chômage, je me dis : Allez, cette fois je vais trouver dans le secteur qui me plait ( social )…puis au bout de quelques mois de chômage, que fais je ? Je postule et accepte les postes pour lesquels j ai l’expérience même si ce n’est pas ce que je veux faire ….
    Alors comment on en sort hein ? J ai les capacités et les compétences humaines pour faire ce qui me plairait MAIS pas le diplôme ni l’expérience pro donc… bah…rien. Je bosse pour payer les factures et élevée mon fils, seule, et vu que je suis en CDI, je ne peux pas me permettre d’y partir pour prendre le risque d’être viré au bout de 2 mois et perdre tous mes droits et ne rien toucher pendant 3 mois…OUCH !
    Bonne continuation à toi !

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