64ème jour : en orbite

C’est long. C’est très long. Les jours, l’attente, le téléphone qui ne sonne pas, les mails sans réponse… Il est certain que le fait de me le répéter chaque jour n’est pas le meilleur chemin pour arriver à la patience mais je ne suis pas vraiment le pilote. Alors je suis la marche, même à l’arrêt. L’une des difficultés est de résister à la voix du GPS qui indique : « faites demi-tour dès que possible ». En règle générale, quand la navigation par satellite a de la friture sur la ligne ou quand on choisit, sciemment ou pas, de prendre un autre itinéraire que celui préconisé par la technologie, la petite boite finit toujours par nous retrouver. Là, sans rancune, elle nous mène à destination. Et s’il tenait à ça le fin mot de l’histoire ? Peut-être suis-je sous un tunnel imperméable aux ondes, à la sortie je serais alors à nouveau guidé par la commande vocale. A moins que je tombe en panne.

Lorsque je me suis inscrit chez Pôle, j’étais heureux de lui préciser que je ne cherchais pas un emploi. Je voulais me former pour me reconvertir. J’étais persuadé que cela faciliterait notre relation et ce fut le cas. Pour lui. Je m’occupais de moi, Pôle n’avait donc pas besoin de le faire pensant qu’il n’était pas nécessaire de me suivre à la trace et qu’il lui faudrait simplement, éventuellement, répondre à quelques-unes de mes questions. Je me demande où nous en serions tous les deux aujourd’hui si j’avais opté pour un tirage au sort parmi les offres d’emploi qu’il me proposait. Sûrement dans un tunnel.

Reste à connaître le prix du péage.

Une réflexion au sujet de « 64ème jour : en orbite »

  1. Jamais je n’ai trouvée de boulot chez pôle, je les ai toujours trouvés en sélectionnant des entreprises qui m’intéressaient et en envoyant des candidatures spontannés.
    Le premier rendez vous que j’ai eu avec une conseillère, j’ai eu l’impression de parler chinois, il n’y avait pas de case à cocher pour moi. Mdr

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