71ème jour : au rendez-vous

Ca y est, j’ai mon premier rendez-vous avec un pâtissier. Un vrai. Un vrai rendez-vous et un vrai pâtissier. Il s’agit de celui qui avait mis à peine deux heures pour m’appeler après un simple mail que je lui avais adressé, ma foi fort bien rédigé comme vous vous en doutez. Pour envoyer ce message, j’étais passé par les réseaux sociaux, cette plateforme où les relations se décomplexent à la vitesse 2.0 et dans laquelle les amitiés virtuelles se créent au rythme des photographies d’assiettes de restaurant, de chats, de bébés, d’assiettes de restaurant, de chats et de bébés. Partant de ce constat faisant fi de la pudeur et de la politesse au sens traditionnel du terme, j’avais directement tutoyé par écrit mon « ami » pâtissier, lequel m’avait ramené dans le monde des êtres humains en employant le vouvoiement circonstancié lorsqu’il s’agit d’une première prise de contact avec un adulte a priori inconnu. Soudainement conscient de ma rédaction présomptueuse, je me conformais volontiers à vous. Enfin à lui, lui avec qui j’ai donc rendez-vous lundi prochain pour parler stage et découverte.

Dans l’excitation de ce qui n’était pourtant à ce stade qu’une ligne dans mon agenda, je décidai d’aller voir directement deux pâtisseries près de chez moi pour me présenter, ce qui devrait tout d’abord faire grand plaisir à celles ou ceux que je rencontrerai sur place. Je comptais utiliser la méthode conventionnelle déjà citée ici, celle de la lettre de motivation et du CV puis j’ai réfléchi. Oui. Et j’ai fini par me raviser. Outre les économies d’encre, de papiers, d’enveloppes et de timbres, je ne voyais aucun intérêt à présenter celui que j’étais avant, professionnellement parlant. J’ai également pensé que l’artisanat et ses artisans constituaient un monde où l’on pouvait se parler, échanger, partager, tenter sa chance. On dirait que je suis déjà chauvin. Ou peut-être simplement un bon gros fayot qui veut sa place, encore mon côté premier de la classe qui revient à la charge. Selon les aléas de ma journée de papa, je vais tenter d’aller voir ces pâtisseries demain. J’en profiterai également pour confirmer mon stage en grande distribution en parlant calendrier car pour le moment, je n’ai pas été rappelé malgré un accord de principe.

Je me demande comment va Pôle, avec ce mauvais temps il ne faudrait pas qu’il attrape froid.

3 réflexions au sujet de « 71ème jour : au rendez-vous »

  1. Oui je suis aussi en pleine démarche pour l’EMT mais 80 heures de stage c’est pas lourd pour un CAP ….
    Je croise les doigts pour ton contact avec les « vrais » pâtissiers dans de « vraies » pâtisseries 😉

  2. Salut Émilie,
    J’ai eu droit au même couplet concernant le contrat de professionnalisation et ma trentaine entamée… Et nous qui nous croyions jeunes !
    Pour la partie stage, il y a les EMT (Évaluation en Milieu de Travail), limitées à une période de 10 jours (80 heures). C’est l’option que j’ai choisi, c’est visiblement la seule d’ailleurs…

  3. Ben alors il est où le 70ème jour??
    En « reconversion pâtisserie » aussi et ce matin Pôle m’a parlé du « cntrat de professionnalisation » mais « attention vous avez 30 ans c’est pas le meilleur âge que recherchent les patrons… »…Merci Pôle de ton encouragement!!!
    Une question me tracasse à laquelle personne ne répond: QUEL est le moyen d’avoir un stage conventionné quand on est inscrit chez Pôle?
    Sur ce casse-tête bonne soirée et pas d’inquiétude pour Pôle il se porte comme un charme 😉

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