74ème jour : si j’aurais su

J’ai pensé à Pôle aujourd’hui, peut-être sous l’effet de la fête des amoureux. Je doute qu’il ait eu une attention de la sorte à mon égard, lui, son côté volage et ses prétendants toujours plus nombreux.

Il n’y avait pas d’étoiles dans mes yeux lorsque j’ai songé à Pôle. Je crois que je lui en veux un peu, beaucoup. Même passionnément, attendre que la lumière vienne de lui touche à la folie, de nous et en l’occurrence de moi, il ne s’en soucie pas du tout. Je ne peux m’empêcher de me demander ce que devient celui qui se croit entre de bonnes mains, celui qui pense avoir trouvé une oreille à qui parler, peut-être même deux, celui qui ne prend aucune initiative parfois parce qu’il ne sait pas faire une telle chose, celui qui part du principe qu’il faut laisser Pôle faire son travail puisque c’est lui le professionnel. Où en serais-je aujourd’hui de ma reconversion si j’avais attendu que le professionnel de l’emploi me conseille, m’oriente ? Je ne souhaite pas que l’on me serve tout sur un plateau, sauf peut-être le dimanche matin au lit et avec des croissants, mais lorsque mes accréditations ne me permettent plus de passer à l’étape suivante, le minimum serait que le supposé conseiller n’ait pas l’allure d’un concierge. Il y a « con » dans les deux appellations mais je suis persuadé que cela n’est qu’une mauvaise coïncidence. Plus jeune je n’étais pas très bon élève en cours de sciences physiques mais je suis prêt à parier que si la bonne volonté tombe d’en haut, au-delà du pléonasme, elle éclaboussera tout ceux qui se trouvent en-dessous. C’est le principe même de la gravité, cette gravité dont le double sens illustre de fort belle manière l’état de Pôle. Certains et pas des moindres disent que ce n’est pas de sa faute, moi-même je l’ai dit. Si l’argument fonctionne, à l’avenir moi aussi je dirais que ce n’est pas de ma faute.

Pôle, tu me fends le coeur.

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