89ème jour : pour le meilleur

Aujourd’hui, on m’a demandé en mariage.

Précisément on m’a demandé de réaliser des gâteaux de mariage. Allons bon, ne faisons pas une affaire de cette légère nuance. Deux de mes amis ont décidé de se mettre la bague au cou, ou la corde au doigt, je ne sais plus exactement comment se file cette métaphore. Ils en ont profité pour décider également que ce serait moi qui réaliserais le dessert. « Génial », me direz-vous dans ce langage d’une jeunesse usée qui n’aura pas survécu à l’émergence du verlan et du texto. Mais « génial » c’est vite dit, non parce que le mot en lui-même ne compte que deux syllabes mais plutôt parce que je mets un bémol à votre compétence à aborder ce qui relève du génie. Bref, parlons plutôt de moi.

J’ai été particulièrement touché par cette demande. Parce qu’il est toujours agréable de savoir que les gens que l’on apprécie pense à nous mais aussi parce que le challenge est très excitant. Après ces quelques secondes d’euphorie, mon corps a repris sa place dans mes baskets, les pieds sur terre permettant ainsi à mes idées de se remettre en phase avec la réalité. Suis-je réellement en capacité de réaliser un, plus exactement des gâteaux de mariage ? A cela, le futur marié en coach sportif qu’il est a su m’exposer la causerie rêvée, celle qui fait que le petit poucet pourra venir à bout de l’ogre. L’esprit vestiaires quoi. Des mots qui tombent à point nommé quand on sait que le père de la mariée m’a vu grandir et a su me botter le cul affectueusement à sa manière quand plus jeune je ne mouillais pas le maillot sur le terrain de foot. Je ne doute pas qu’il en fasse autant si je plante le dessert du mariage de sa fille. Sans parler du frère de la mariée avec qui j’ai grandi, vous imaginez le traquenard. Mais voilà, le presque époux et sa moitié (car oui elle ne sera son entière qu’après le mariage pour ne pas vivre dans le péché) ont à l’idée que c’est moi qui mettrais la main à la pâte pour le grand jour et, malgré mes réserves clairement affichées, ils n’ont pas prévu de changer d’avis. Alors, pour ne pas les décevoir, je vais leur concocter une addition à trois chiffres minimum avant la virgule. J’ai un peu plus de quatre mois pour m’y préparer.

Peut-être que moi aussi  je vais dire oui.

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