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Moi, Yohan Grangier, 31 ans, futur reconverti professionnel.

162ème jour : esprit Coubertin

Oui je sais. Je vous ai manqué. N’ayez crainte c’est à la fois normal et tout à fait compréhensible.

N’allez pas raconter à Pôle que j’étais en vacances, vous risqueriez de le déranger durant les siennes. Enfin quand je dis « les siennes », je veux parler de ce laps de temps qui me sépare du début du mois de juin, période pendant laquelle je devrais enfin en savoir plus quant à mon inscription en CAP Pâtissier. En attendant, je réfléchis. Beaucoup. Si cela vous étonne c’est sans doute parce que vous ne pratiquez pas assez. C’est un autre sujet. De mon côté je réfléchis à ma future création d’entreprise, un sujet à la fois délicat et passionnant qui donne la sensation de commencer l’histoire par la fin. Si j’ai décidé d’opter pour la création d’entreprise plus tôt que prévu c’est à la fois pour rester maître de ce qui va m’arriver, le tenter tout au moins, mais aussi pour envisager un plan B prêt à l’emploi dans le cas d’une impossibilité cocasse de m’inscrire en CAP. La surprise a cette faculté innée d’être… surprenante. Je m’en méfie donc.

Pour participer à ma réflexion, j’ai sollicité deux amis que je considère comme des sources sûres en matière de marketing et de communication. Petit à petit, nous parlons stratégie, ne prenez pas peur ce n’est pas un gros mot. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire ici, je vais opter pour le côté participatif de la force, encore faut-il donner envie et convaincre de participer.

Après 162 jours passés ensemble, vous monteriez à bord avec moi ? Si c’est le cas, je vous donne déjà cet avant-goût : « un ton de gourmandise ».

156ème jour : au rapport

Vous ne devinerez jamais qui m’a appelé ce matin. Cela dit, si vraiment vous ne devinez jamais c’est que vous n’avez pas compris grand chose aux 155 jours qui précèdent celui-ci.

C’est Pôle par le biais d’un appel masqué qui est venu interrompre la veille de mon téléphone. Pas lui directement évidemment mais l’une de ses conseillères. Et pas n’importe laquelle ! La seule, la vraie, celle que j’ai vu ou plutôt revu il y a deux jours, celle qui un jour droit dans les yeux m’a déclaré « j’ai lu votre blog ». Lors de notre dernière entrevue, elle m’informait qu’elle suivait désormais mon dossier dans le cadre de l’ouverture des inscriptions au CAP Pâtissier. Ce matin elle m’appelait pour me le prouver par les actes. Après s’être présentée tout en rappelant ce qu’elle s’apprêtait à faire pour moi, elle déclare :

« Hou la la, vous n’imaginez pas le nombre de coups de fils que j’ai passé pour vous ce matin ».

Merci. J’apprécie l’attention.

Elle a donc appelé différents organismes après s’être aperçue que les inscriptions au CAP Pâtissier n’étaient toujours pas ouvertes. Après avoir été mise en contact avec des personnes déférentes en la matière, elle apprend que l’appel d’offre concernant le CAP Pâtissier est toujours à l’étude. Par conséquent, il faudrait attendre la première semaine de juin pour qu’il y ait du nouveau, soit un délai supplémentaire par rapport au précédent délai supplémentaire. Bon. D’après les informations obtenues par la conseillère, cet appel d’offre est toujours en cours mais « il n’y a pas de raison que tout ne se passe pas comme d’habitude ». Comprenez par là qu’il y aura des places à prendre comme c’est le cas chaque année. Ce qui m’inquiète, c’est justement qu’il n’y ait pas de raison que tout ne se passe pas comme d’habitude… C’est exactement ce que disent ceux qui n’en savent rien et qui pensent que tous les chemins de l’optimisme mènent au pays des merveilles. Finalement, la matinée n’aura pas été une terre fertile pour les certitudes,  j’en ressors malgré tout sûr d’une chose : il me faudra encore attendre un peu plus pour m’inscrire en CAP Pâtissier.

Quoi qu’il en soit, Pôle me fait appeler par ses conseillers. On prend de mes nouvelles, on suit mon dossier, on me tient au courant. Et c’est la conseillère qui connait mon blog qui s’occupe de tout ça. C’est louche.

154ème jour : embrassons-nous

Comme un lundi.

Dans mon langage familier, « comme un lundi » signifie qu’à l’instar de nombre de mes débuts de semaine, je suis allé chez Pôle. Ce matin pour être précis. Comme convenu avec moi-même, j’y allais pour reporter mon stage (Evaluation en Milieu de Travail) en chocolaterie qui débutait la semaine prochaine. En arrivant chez Pôle, je reconnais dans le rôle de l’hôtesse d’accueil la conseillère qui justement m’avait reçu pour établir la convention du stage en question. Mais si, souvenez-vous, c’est elle qui connaissait mon blog pour l’avoir lu et l’avoir trouvé intéressant « sous certains aspects ». Je la reconnais, elle me reconnait, nous nous reconnaissons et vous reconnaitrez que c’est un drôle de hasard de tomber sur elle. La drôlerie évidente de la situation ne s’arrête d’ailleurs pas là. Après lui avoir annoncé que je venais pour reporter mon EMT, je lui indique que je viens également pour savoir si les inscriptions pour le CAP Pâtissier sont ouvertes. Sa réponse est sans appel :

La conseillère : « Concernant les inscriptions pour le CAP Pâtissier, ma collègue que vous avez vu la dernière fois est actuellement en vacances mais m’a transmis toutes les informations pour que je suive l’ouverture des inscriptions. J’ai regardé ce matin encore, pour le moment il n’y a rien. Je m’en occupe. »

J’ai souri. J’ai dit « merci ». J’ai même dit « super ». Puis je suis allé m’asseoir pour attendre d’être reçu par un conseiller. J’étais sous le choc. Sans que je demande quoi que ce soit, deux conseillères de Pôle avait évoqué mon cas entre elles, l’une partie en vacances avait pris soin de prévenir l’autre qu’il ne fallait pas m’oublier. Enfin pas moi précisément j’imagine mais un peu quand même. Quel mauvais esprit je fais… Parfois. D’ailleurs ce mauvais esprit a perduré dans les minutes qui suivirent car, une fois reçu par le conseiller qui allait traiter mon report de stage, tout s’est bien déroulé. Certes il ne savait pas comment traiter administrativement ma demande mais, après s’être absenté quelques minutes pour aller se renseigner, il me demande de rédiger un « petit mot » pour expliquer pourquoi je souhaite différer ce stage. Je m’exécute, et pendant ma rédaction il en profite pour me poser des questions sur mon projet. Sur la reconversion professionnelle, sur la pâtisserie, sur la formation, sur la création d’entreprise… Je ne sais pas si c’est encore mon mauvais esprit qui prend le contrôle de mes émotions mais j’ai senti qu’il me questionnait plutôt par politesse que par conscience professionnelle. D’autant qu’il n’a rien noté de tout ça dans mon dossier. Et alors ? Il n’en reste pas moins le premier à être un peu curieux, je ne vais pas faire la fine bouche. Je dois le reconnaître, j’ai perdu mon pari, il n’y aura visiblement pas de complexité administrative liée à mon souhait de remettre ce stage à plus tard.

Ce qu’il faut également retenir dans tout ça, c’est que le conseiller avait allumé la lumière dans son bureau. Oui. Il avait allumé la lumière.