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184ème jour: les uns les autres

Ca y est, je suis pâtissier dans un fameux restaurant de ma ville. Le chef que je rencontrais cet après-midi m’a embauché. Enfin pas tout à fait. Pas du tout même. Arrêtez de pincer, j’ai compris que je rêvais.

J’avais donc rendez-vous avec le chef d’un restaurant qui ne m’a pas embauché. Ce n’était pas le sujet puisque je ne suis pas pâtissier, tout va bien, rassurons-nous. Mais ce chef a décidé de m’aider. Nous vivons dans un monde où l’on trouve fascinant ceux qui aident les autres, qui plus est lorsqu’ils le font de manière désintéressée, alors que cela aurait pu rester dans le domaine du « naturel » si notre mutation nous avait rendu moins, disons, con. Cet après-midi, je me suis donc retrouvé assis face à l’une de ces personnes fascinantes, prête à m’aider parce qu’elle trouve mon projet très intéressant tout comme mon initiative. Dixit himself. Il souhaite donc participer à mon aventure en faisant connaître le projet #Gourmandièse au sein même de son restaurant qui, je le précise, a tout de même pignon sur rue. Pour cela, je vais donc réaliser des mignardises qu’il proposera à ses clients. Ces derniers trouveront sur leur table en début de repas une explication de mon projet  et auront la possibilité de faire un don après avoir dégusté les mignardises. La participation de chacun, non obligatoire il va sans dire, sera stockée dans une urne que je récupèrerai à une date que l’on aura fixé. L’intégralité des dons sera ajoutée à ma collecte sur le site Ulule. Plus j’y pense et plus je trouve ça formidable. Tant l’idée en elle-même que le simple fait que le chef m’ait fait cette proposition. Le chef et son épouse d’ailleurs. Nous avons également échangé sur nos parcours respectifs et, devinez quoi, lui aussi a eu son aventure avec Pôle. En évoquant le sujet, le chef a d’ailleurs eu l’amabilité de me prévenir que Pôle n’était pas le seul à aimer les relations compliquées. La partie administrative du chef d’entreprise ressemblerait donc à un sac de noeuds, peut-être même un sac de têtes de noeud, je ne peux pas encore me prononcer sur le sujet.

Pôle, puisque j’y pense, nous sommes début juin. Tu devrais donc ne plus tarder à me dire que les inscriptions au CAP Pâtissier sont ouvertes, n’est-ce pas ?

183ème jour: au suivant

Pour parler d’aujourd’hui je vais commencer par demain. Car demain, j’ai rendez-vous avec le chef du restaurant dont je vous parlais hier. Vous suivez ?

Je vous laisse le plaisir de découvrir ce dont nous allons parler le chef et moi et je me contente de vous dire que cela représente beaucoup pour mon projet, et pour moi tout simplement. Ce rendez-vous n’a pas été la seule bonne nouvelle de la journée. J’ai par exemple été contacté par une journaliste d’une grande chaine de télévision nationale qui venait de découvrir mon blog. Et mon fabuleux parcours de par le fait. Elle travaille sur un sujet mettant en lumière un public qui après de longues études ou plusieurs années derrière un bureau a décidé de se tourner vers les métiers manuels. La pâtisserie par exemple. Elle voudrait donc en savoir plus sur moi, en tout bien tout honneur, et il se trouve que je suis tout à fait disposé en lui en faire savoir plus sur moi.

Puis j’ai été contacté par une autre journaliste, d’un grand quotidien, qui elle travaille sur un livre sur « la débrouille chez les jeunes, comment développer une économie alternative fondée sur le partage et l’échange ». Avec un tel sujet, et toutes proportions gardées en terme de modestie, quelle meilleure cible que mon beau camion #Gourmandièse pour faire un best-seller ?

Pour finir, j’ai reçu une dernière proposition. Une véritable surprise. Le genre de choses qui te sort de certaines convictions pour te faire réfléchir. Même vous. Si si je vous assure, si vous y croyez très fort vous pouvez réfléchir. Quoi qu’il en soit, je ne vous parlerai pas de cette proposition ce soir. Oui, c’est moche comme attitude. Si vous n’êtes pas content, faites votre propre blog.

Je vous aime. Tous.

182ème jour: at work

Aujourd’hui, des amis chers ont participé à cette fameuse collecte qui me permettra d’acquérir le camion-magasin de ma future biscuiterie/pâtisserie, celui-là même avec lequel je prendrai le virage de ma reconversion professionnelle. Je suis toujours particulièrement touché quand je sens le soutien des gens que j’aime, autant que sans voix lorsque des inconnus en font de même.

Au sujet d’inconnus qui s’engagent à mes côtés, j’ai reçu une offre tout à fait exceptionnelle cet après-midi. Le chef d’un restaurant que je fréquente dès que j’en ai l’occasion, et qui n’est donc pas tout à fait un inconnu, m’a proposé de réaliser des mignardises qu’il ferait déguster à ses clients au moment du café. Nous avions déjà évoqué l’idée mais il l’a sacrément amélioré. Avec les mignardises, il proposerait une présentation de mon projet ainsi qu’une urne dans laquelle les clients seraient libres de donner une participation qui viendrait s’ajouter à ma collecte actuelle. Est-il utile que je vous en dise plus ou bien êtes-vous comme moi à trouver tout cela énorme ? Parce que moi, je trouve cela énorme. J’ai  bien évidemment répondu que j’étais particulièrement intéressé, que je trouvais l’offre formidable mais qu’il fallait aussi que je me remette à ma place en reconnaissant que je n’avais probablement pas un niveau équivalent à la cuisine de ce chef. Aucun problème pour lui me précisant ainsi que les clients comprendraient la démarche. Enorme, c’est bien ce que je disais. Nous avons donc décidé de nous voir rapidement pour mettre les choses en place, de mon côté je me mets immédiatement au travail. J’en ai profité pour demander au chef s’il avait un pâtissier en cuisine, c’est le cas, une pâtissière en l’occurrence, j’ai donc glissé un mot sur ma recherche permanente de stages et autres découvertes. En résumé, nous avons des choses à nous dire.

Créer son métier, c’est un métier. Ne vous l’ai-je pas déjà dit ?