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181ème jour : chouette week-end

Il y a le printemps, il y a le soleil parfois, avec un peu de chance tout cela tombe en plein week-end mais vous, plutôt que d’en profiter pleinement, vous attendez mon billet. Je ne pouvais pas vous faire attendre davantage.

La fin de semaine a été riche en évènements et en émotions, un peu grâce à vous d’ailleurs. Il y avait tout d’abord l’anniversaire de mon fils, deux ans, l’occasion pour moi de réaliser un gâteau correct mais « peut mieux faire ». Exigeant et réaliste, c’est tout moi. Et puis il y avait #Gourmandièse, une étape majeure de mon désir pâtissier, la voie d’accélération de ma reconversion  professionnelle. Ce week-end, j’ai fait mes premiers pas dans l’aventure du financement participatif, cette quête des temps modernes, la manche 2.0, ce coup de pouce, carrément de main même, que l’on sollicite auprès des bonnes âmes qui, curieuses derrière leur écran d’ordinateur, peuvent soudain se prendre d’amour pour le projet professionnel d’un parfait inconnu. Parfait et inconnu, c’est tout moi aussi. La presse locale que j’aime autant qu’elle m’aide en a d’ailleurs fait un titre.

#Gourmandièse a été retenu et validé par le site Ulule (1er site européen de financement participatif), j’ai désormais 60 jours devant moi pour convaincre les curieux et satisfaire la curiosité des convaincus, l’objectif étant de réunir la somme de 17 000 euros qui servira à financer un camion-magasin qui sera le coeur même du métier que je me crée. Le détail « drôle », c’est que je lance cette opération en même temps qu’un « arrêté anti-mendicité » est décidé par la mairie voisine. Drôle avec guillemets disais-je. Vous trouverez tout sur ce financement participatif sur la page #Gourmandièse. Je ne cesserai de remercier ceux qui depuis le premier jour ont salué une forme de courage dans ma démarche, ceux qui ont apprécié la conviction, ceux qui m’ont soutenu et me soutiennent, et je n’oublie pas qu’à vouloir me débrouiller seul j’ai fini par faire appel à internet tout entier pour participer à mon aventure. Je suis curieux de savoir ce que Pôle va dire de ça.

Vous comprenez maintenant, la reconversion professionnelle dont VOUS êtes le héros !

177ème jour: garde à moi

Non. Non, je ne me plains pas, je n’ai d’ailleurs aucune raison de le faire. Mais il est vrai que parfois, avancer seul dans cette aventure de la reconversion professionnelle peut causer quelques problèmes, disons, d’organisation.

Comme vous l’avez compris, je passe mes journées à pâtisser. Par envie, par plaisir, mais aussi dans un souci d’apprendre un maximum de bases par moi-même en attendant de recevoir une formation digne de ce nom. J’y prends tellement de plaisir justement que cela devient un piège  qui m’en fait oublier quelques priorités, quelques moments-clés de mon projet. Par exemple, je n’ai pas encore passé ce coup de fil qui me permettrait dans savoir plus sur ce fameux chapitre de l’hygiène alimentaire, primordial dans le cadre d’une création d’entreprise. Je n’ai pas non plus repris contact avec la chocolaterie qui m’avait ouvert ses portes pour un stage, pas plus que trouver un autre stage dans une pâtisserie traditionnelle chez un artisan. Certes, ces deux étapes dans la peau d’un stagiaire n’ont rien d’obligatoire mais je les ai moi-même classé dans la catégorie des indispensables. Par définition, je souhaite m’y tenir. Et puis j’avance sur plein de choses, ne m’accablez pas ! #Gourmandièse grandit chaque jour, dans ma tête certes, mais ça compte. Si, pour moi ça compte. N’oubliez pas que je peux faire de vous des héros et que ce sera peut-être l’unique chance de votre vie. Comment ça j’exagère ?

Bon, allez. D’accord. Cette semaine comme tout bon chômeur je fais le pont, surtout que c’est le dernier du mois. Je vais en profiter pour pâtisser d’ailleurs. Et après, promis, je me sors les doigts du cul de poule.

175ème jour : dans les conditions du direct

A ce jour, si vous avez bien tout suivi, vous n’êtes pas encore un héros. Enfin si, peut-être en êtes-vous un mais vous n’êtes pas le mien. Vous comprendrez donc que, mon grand égoïsme aidant, cela m’intéresse moins. Ne soyez ni déçus ni inquiets, un jour peut-être je m’intéresserai à vous. Quand vous serez mon héros par exemple. Vous voyez, au fond je suis plutôt sympathique et agréable.

Je n’ai pas vu Pôle, je ne l’ai pas lu non plus, pas plus qu’entendu. Ni aujourd’hui, ni hier d’ailleurs pour raison dominicale. Mon dossier est toujours suspendu à ses lèvres, à son calendrier ou à son clavier d’ordinateur, peut-être même un peu de tout ça. Quoi qu’il en soit, je me sens plutôt serein, je ne force pas trop le trait cependant puisqu’il s’agit là de mon état habituel. J’ai demandé au stress des premiers jours de partir, j’ai même envisagé de déménager pour être certain qu’il ne me retrouve pas. Cela dit, le danger en limogeant ce stress qui se contentait pourtant de faire son travail est de tomber dans une sorte de négligence, une insouciance qui ferait presque croire que ça y est, ma reconversion professionnelle est une réussite. Je rappelle en cas de nécessité que ladite reconversion professionnelle n’a même pas encore commencé. C’est sans doute pour cette raison que le stress a fait ses valises dans le plus grand calme et qu’il est parti sans claquer la porte avec ce petit sourire qui voulait dire « à très bientôt ». Je reste donc sur mes gardes. En attendant, je pâtisse. Mais alors, je pâtisse ! Et c’est ma femme qui… en pâtit. Elle est contrainte de tout goûter, tout et toute la journée. Je me lève le matin pour faire pousser la viennoiserie, je réfléchis au dessert en n’oubliant pas le goûter. Tout et toute la journée je vous dis. J’ai quelques commandes d’amis, vous vous souvenez du gâteau de mariage pour le mois de juillet par exemple, des mignardises pour un anniversaire de mariage en août, mais également quelques gourmandises que j’ai proposé de réaliser pour une soirée vide-dressing ce week-end sans compter l’anniversaire de mon fils cette semaine. Bref, je me trouve quelques travaux pratiques en attendant d’en apprendre encore et pour de bon auprès des professionnels.

Chez moi, je suis pâtissier. Dehors, je suis chômeur. Ca tombe très bien qu’il pleuve, ça me permet de rester chez moi.