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28ème jour : répétition générale

Il m’aura fallu 28 jours pour comprendre que je pouvais être mon propre ennemi dans cette aventure masochiste de la reconversion professionnelle. Il ne manquait plus que ça ! Evidemment non, je ne serais pas du genre à me divulguer de fausses informations, à me communiquer les coordonnées erronées d’une personne qui va se demander pourquoi je la contacte, pas du genre non plus à me refuser un financement. Cependant, je pourrais être contre-productif en continuant à me morfondre les jours où Pôle ne me donne pas de nouvelles alors qu’il avait dit qu’il en donnerait. D’accord, « morfondre » est un terme un peu fort mais je le trouve assez représentatif de cette relation à la fois tendre et conflictuelle que j’entretiens avec ma nouvelle précarité.

« Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te radie ». Voilà qui résume assez bien mon état d’esprit actuel et cela tombe très bien puisque cette phrase est de moi. Ceci étant dit, et bien dit n’est-ce pas, j’ai décidé de finir l’année et de commencer la suivante en relativisant. Un peu. J’admets bien volontiers que c’est une décision d’autant plus simple à prendre que Pôle n’a pas l’air décidé à ce que l’on fasse du co-voiturage. De plus, je ne sais absolument pas ce que veut dire « relativiser ». Ainsi si je résume, pour cette fin d’année et le début de la suivante, je n’ai rien décidé. Et je continue l’aiguisage de ma patience… Je vais tenter d’éviter de faire du Pôle Bashing car on ne tire pas sur des ambulances qui transportent des chômeurs. Je vais en rester à Alain Bashung, mentir la nuit et prendre des trains à travers la plaine.

Faut-il aussi un CAP si l’on veut devenir pâtissier-poète ?